Ignorer les commandes du Ruban
Passer au contenu principal
Ignorer les liens de navigationAFIS - Association Française d'Ingénierie Système > Notre Métier: L'ingénierie Système > Pages > Ergonomie Système > Complémentarité et rôles respectifs entre humains et machines
 
 
Complémentarité et rôles respectifs entre humains et machines
La recherche de la meilleure synergie entre humains et machines pour résoudre un problème consiste :
 
  • à utiliser au mieux les aptitudes respectives des uns et des autres pour partager les tâches et optimiser le comportement d’ensemble de la solution,
  • à corriger les erreurs dues aux limitations et imperfections des uns par les capacités complémentaires des autres pour améliorer sa sûreté de fonctionnement.

Outre son apport en complément de la puissance musculaire de l’homme, la machine (dotée de logiciels) est efficace en rapidité et précision de traitements simples de l’information, en mémorisation sans faille de grandes quantités d’informations de structure simple ainsi que dans l’accomplissement systématique, sans fatigue et sans inattention, de procédures répétitives. En principe déterministe (hors cas de défaillance), elle est par contre totalement dénuée de bon sens.
 
L’humain se caractérise par sa capacité à reconnaître des formes et des scènes, à appréhender et synthétiser les situations complexes ainsi qu’à prendre des décisions en information incomplète ou dans l’urgence. En principe doté de la perspicacité et du bon sens qui manque à la machine, il est par contre peu déterministe dans ses comportements du fait de son libre arbitre et de sa variabilité d’état physique ou psychique susceptible d’entraîner des anomalies comportementales accidentelles ou intentionnelles.
 
Cette complémentarité est notamment mise en œuvre dans le pilotage des systèmes complexes. Il est évident que la régulation et les actions qui impliquent des temps de réaction inférieurs à la seconde sont nécessairement automatisées, et que les décisions stratégiques ayant des impacts sur le moyen et le long terme sont par nature du ressort de l’humain. Par contre, dans les boucles de pilotage correspondant aux différents niveaux temporels intermédiaires, l’analyse du degré d’automatisation et de préparation de la décision ainsi que de la marge de latitude laissée à la décision humaine individuelle ou collective constitue un problème systémique et ergonomique majeur.
 
La télé-opération constitue un cas typique de symbiose humain-machine. Les technologies de réalité virtuelle et de retour d’effort permettent d’utiliser les aptitudes humaines pour opérer en milieu inaccessible ou hostile.